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Comme chaque année à pareille époque, cette fois c'est dix-huit randonneurs du RCMF Bailleul qui ont pris leur quartier d'été à l'autre bout de la France pour le séjour en montagne. Une famille de randonneurs ayant quitté récemment le Nord pour les Pyrénées Atlantique, l'occasion était trop belle de les rejoindre pour une semaine de découverte du Pays Basque, à pied bien sur.
Le camp de base fût installé dans un gîte au Pas de Roland et la première sortie, de mise en jambes, allait emmener le groupe vers Itxassou et Espelettes. Dans la première, on visita l'église du XVII avec son célèbre retable et ses galeries de bois sculpté, entourée du cimetière basque aux pierres tombales discoïdales et dans la seconde, renommée pour son piment on pris le pique-nique sur les gradins du fronton. Le retour s'effectua par une colline où l'on pût découvrir les sommets qui allaient alimenter le programme de la semaine.
Lundi, le tour et l'ascension de l'Ursuya parmi les fougères permis aux randonneurs de cotoyer le pottok, (prononcer potiok) petit cheval pyrénéen semi-sauvage mais aussi nombre de rapaces comme le vautour fauve ou le milan royal.
Sans difficulté particulière, le parcours passa notamment par la seule route départementale des Pyrénées Atlantique non revêtue   mais munie à chaque extrémités de barrières canadienne pour éviter la dispersion du bétail qui y circule librement. 
Le lendemain, dans les brumes omniprésentes tout au long de la journée sur la montagne basque, on se contenta du sommet de Larla, petite proéminence au dessus de la vallée de la Nive, avec pique-nique dans une bergerie et retour par un sentier longeant les vestiges d'une ancienne mine de fer.
 
 
 
 
Pour la quatrième journée, le beau temps du matin incita à effectuer la montée de la grande classique régionale, à savoir La Rhune, mais si la plupart des touristes prennent le petit train à crémaillère pour y accéder nous avons préféré le sentier qui offre, tout au long des 800 mètres de dénivelé de l'ascension, de larges panoramas sur la côte basque d'Hendaye aux Landes. Le sommet mérite vraiment la montée et le retour par le versant espagnol ne fût pas dénué de charme,  les fougères ayant repris le dessus sur les ravages causés par les terribles feux d'écobuage du printemps.
Autre lieu renommé de la région, le Baïgura est lui prisé par les parapentistes et si la piste d'accès principale ne présente guère d'intérê t pour le randonneur, le vallon ombragé qui part de Bidarray est lui beaucoup plus intéressant avec ses nombreux cerisiers au détriment de la progression mais après tout on est en vacances.
Le final parmi les pottoks et les moutons sera plus raide mais heureusement le soleil ne sera pas trop fort et la récompense viendra au sommet avec l'envol et le ballet des parapentistes durant notre pique-nique.
La descente hors sentier parmi les rochers et les fougères donnera à nouveau un caractère sauvage au parcours qui prendra fin, comme d'habitude vers 16h30.
Vendredi, au départ de Bidaray, le parcours prendra rapidement de l'altitude pour atteindre des crêtes aux allures déjà rencontrées en Chartreuse, à savoir une face herbeuse inclinée et une face rocheuse verticale dans laquelle de nombreux vautours ont élus domicile.
Ce sera également au pic d'Iparla, atteind à midi, que nous serons au point culminant de la semaine (1044 m) avant de redescendre parmi les chevaux en semi-liberté,  les moutons et surtout les vautours planant au dessus de nos têtes.
Dernier jour, les Pyréné es Aquatiques nous réserveront une surprise pour la sortie qui devait être le bouquet final mais nous avons plus d'un tour dans nos sacs et notamment des vêtements de pluie pour effectuer malgré tout le circuit prévu. On s'élèvera au dessus du gîte pour rejoindre la frontière espagnole en zizaguant entre les collines noyées dans le brouillard et nous trouverons un refuge accueillant pour le repas de midi.
L'ascension de l'Artzamendi permis au plus courageux de découvrir dans l'après-midi, lors d'une courte éclaircie, un panorama à 360° permettant de récapituler l'ensemble des sommets parcourus tout au long de la semaine, avec pour finir un point de vue plongeant sur le Pas de Roland où nous avions établi notre camp de base et un dernier repas pris en commun permis de clôturer dans la bonne humeur cette semaine de randonnée en montagne.
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